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La 1ère coalition (1792 - 1797)

La 1ère coalition est une coalition formée par les puissances européennes contre la France révolutionnaire. L'occupation de la Belgique par la France, l'intention de propager dans les monarchies les idées révolutionnaires, l'exécution de Louis XVI entraînent la formation d'une coalition regroupant l'Autriche, la Prusse, l'Angleterre, la Hollande, la Russie, la Sardaigne, Naples et l'Espagne.

Cette coalition, trop hétérogène, ne réussit pas à écraser la Révolution. La Prusse et l'Espagne signent les traités de Bâle en avril 1795, tandis que la Hollande signe le traité de La Haye en 1795.

La Prusse et l'Autriche attaquent depuis les Pays-Bas autrichiens et le Rhin. L'Angleterre supporte les révoltes des provinces françaises. La France subit un revers à la bataille de Neerwinden le 18 mars 1793, et des révoltes vendéennes, auxquelles elle répond par des mesures extrêmes : Le Comité de salut public, formé le 6 avril 1793, décrète une levée en masse de tous les hommes âgés de 18 à 25 ans. Les nouvelles armées françaises contre-attaquent et repoussent les envahisseurs au delà des frontières, établissant dans la foulée la République batave, État satellite de la France (mai 1795). Le traité de Bâle octroie à la France la Rhénanie prussienne.

Dans le nord des Alpes, l'archiduc Charles d'Autriche tente de redresser un peu la situation en 1796, mais Bonaparte fut chargé par le Directoire de mener les opérations militaires. D'avril 1796 à février 1797, Bonaparte mena sa campagne d'Italie avec succès. Après les préliminaires de Léoben, la paix est signée avec le traité de Campo-Formio (octobre 1797). L'Empereur François II d'Allemagne reconnaissait à la France les Pays-Bas belges et la possession de la rive gauche du Rhin, l'Autriche abandonnait la Lombardie, qui devint la République Cisalpine avec Milan pour capitale. Le traité de Campo-Formio met ainsi fin à la 1ère coalition. Seule l'Angleterre reste en guerre avec la France.

La 2ème coalition (1798 - 1800)

Face à la politique annexionniste du Directoire, une 2ème coalition se forme en avril 1798. Elle réunit l'Angleterre, la Russie qui se décide à jouer un rôle plus actif, l'Autriche, l'Empire ottoman, les Deux-Siciles, des princes allemands et la Suède. A la différence de la 1ère coalition, les coalisés entendent agir en coordonnant les efforts de leurs troupes et l'action des insurgés de l'intérieur.

Les principales campagnes militaires ont lieu dès janvier 1799 dans le nord de l'Italie et en Suisse. Les Autrichiens et les Russes furent victorieux en Italie et dépossèdent les Français de toutes leurs conquêtes antérieures en Italie. En Suisse, les Français bloquent les Russes à Zurich et empêchent l'invasion de la France. En octobre, les Russes se retirèrent de la 2ème coalition, prétextant un manque de coopération des Autrichiens.

En octobre 1799, Bonaparte, de retour d'Égypte, organise le coup d'État du 18 Brumaire an VIII. A la tête du Consulat, il s'adresse à l'Angleterre et à l'Autriche pour leur faire des offres de paix, qui lui sont refusées. Il engage alors la seconde campagne d'Italie au printemps 1800, face à la menace autrichienne. Bonaparte franchit les Alpes en direction de l'Italie et bat les Autrichiens à Marengo. Pendant ce temps, l'armée du Rhin s'aventure au sud de l'Allemagne et bat les Autrichiens à Hohenlinden. Les succès français poussent l'Autriche à capituler.

Le 9 février 1801, elle signe avec la France le traité de Lunéville qui confirmait les conditions négociées au traité de Campo-Formio, cède la rive gauche du Rhin à la France, reconnait la République batave, les Républiques Helvète, Cisalpine et Ligurienne, et accepte par ailleurs un certain nombre de concessions. Le traité de Lunéville marqua la fin de la 2ème coalition. L'Angleterre restait une seconde fois seule en guerre contre la France. Elle se résigna à signer la paix, le 27 mars 1802, à Amiens.

La 3ème coalition (1803 - 1806)

En 1803, l'Angleterre refuse d'évacuer Malte (pourtant prévu dans le traité de paix) et ne peut se résoudre à laisser Anvers et la Belgique à la France. De son côté, Bonaparte réunit le Piémont à la France, contrôle la nouvelle Allemagne, favorise la Prusse et n'évacue pas la Hollande. Les griefs sont des deux côtés mais c'est l'Angleterre qui provoque la rupture de la paix d'Amiens. Le 17 mai 1803, sans déclaration de guerre, le gouvernement britannique fait saisir tous les navires français et hollandais à sa portée et confisque pour 200 millions de marchandises. La France répond par l'arrestation de tous les sujets britanniques se trouvant en France ou dans la République italienne. Le 23 mai 1803, le Royaume-Uni déclare la guerre officiellement à la France.

La France sollicite ses alliés, demandant notamment à la flotte hollandaise de jouer un rôle à jouer dans les plans d'invasion de l'Angleterre. En octobre 1803, l'Espagne affirme sa neutralité mais s'engage à verser 6 millions de livres par mois à la France. Finalement en décembre 1804, elle entre en guerre contre l'Angleterre. la flotte espagnole est aux ordres de la France.

De son côté, l'Angleterre tente de reconstituer une coalition contre la France. Le 11 avril 1805 est signé le traité de Saint-Pétersbourg avec la Russie. L'Angleterre cherche également à obtenir l'adhésion de l'Autriche. Ce qui la décide est la création du royaume d'Italie. Le 11 juin 1805, l'Autriche rejoint la coalition, suivie par la Suède. La Prusse devient alors l'enjeu d'une âpre lutte diplomatique entre la France et la Russie. Finalement, la Prusse affirme sa neutralité. Napoléon peut compter également sur l'alliance de la Bavière, du Bade et du Wurtemberg.

En juillet 1805, l'Autriche envahit la Bavière avec une armée de 70 000 hommes commandée par Mack. Napoléon repousse l'invasion de l'Angleterre à plus tard, et se tourne contre ses ennemis du continent. Fin juillet, la Grande Armée, constituée de 183 000 hommes, se rue en « sept torrents » sur l'Autriche. Une autre armée de 15 000 hommes sous les ordres de Masséna et d'Eugène de Beauharnais, peut agir à partir de l'Italie.

Napoléon encercle l'armée de Mack à Ulm, obligée de capituler. En Italie, l'archiduc Charles affronte Masséna sans résultats concluants. Au même moment, le 21 octobre, la flotte franco-espagnole de l'amiral Villeneuve est vaincue à Trafalgar, bataille décisive qui met fin aux projets d'invasion de l'Angleterre. Après avoir surpris les ponts de Vienne le 15 novembre, la Grande Armée entre en Moravie mais elle ne peut empêcher la jonction des troupes de Koutouzov avec celles d'Alexandre et de Ferdinand d'Autriche. Le 2 décembre 1805, à Austerlitz, malgré son infériorité numérique, Napoléon bat l'armée austro-russe de l'empereur François II et du tsar. Les Russes se retirent en Pologne tandis que l'Autriche demande la paix.

Le 26 décembre 1805, l'Empereur impose le traité de Presbourg à l'Autriche. Celle-ci abandonne la Vénétie orientale au royaume d'Italie. L'Autriche abandonne la Dalmatie et les bouches de Cattaro. Le Wurtemberg annexe Constance et les multiples possessions habsbourgeoises en Souabe. La Bavière annexe le Vorarlberg, le Tyrol et le Trentin. L'empereur d'Autriche doit reconnaître l'indépendance de ces États du sud de l'Allemagne, le titre de roi pour Maximilien de Bavière et Frédéric de Wurtemberg et celui de grand-duc pour Charles-Frédéric de Bade. L'Autriche doit payer une indemnité de guerre de 40 millions de livres. Le Royaume-Uni et la Russie seuls poursuivent la guerre.

La 4ème coalition (1806 - 1807)

Cette coalition se forme quelques mois seulement après la disparition de la précédente. En juillet 1806, l'Empereur crée la Confédération du Rhin, qui rassemble les petits États d'Allemagne. Les plus petits sont intégrés aux Électorats, aux duchés ou aux royaumes plus grands, ce qui facilite le gouvernement de l'Allemagne non-prussienne. La Prusse n'accepte pas que la suprématie française s'étende jusqu'à ses portes. Le 9 août, le roi Frédéric-Guillaume III décrète la mobilisation afin de faire la guerre seule à la France. A cette période, l'armée russe se trouvait encore loin de la Prusse.

En septembre, Napoléon concentre son armée sur le Rhin, puis avance vers la Prusse avec environ 160 000 hommes. L'avance rapide de l'armée française est telle qu'elle permet d'annihiler l'armée prussienne, comptant 250 000 hommes. Le 27 octobre, Napoléon fait son entrée à Berlin à la tête de la Grande Armée. Après ces revers, la Prusse signe un armistice à Charlottenbourg.

Napoléon se dirige vers le nord pour affronter l'armée russe qui vient au secours de la Prusse. Les Russes reculent à Eylau sans pour autant avoir été battus. Après la prise de Dantzig, Napoléon remporte une victoire décisive à Friedland, le 14 juin 1807. Cette défaite pousse le tsar à signer le traité de Tilsit, le 7 juillet. Selon les principaux termes du traité, la Russie abandonne ses possessions de Pologne et conclut les bases d'une alliance avec la France. La Prusse perd la moitié de son territoire, doit payer d'énormes réparations et son armée régulière est considérablement réduite.

Au congrès d'Erfurt, en 1808, Napoléon et Alexandre concluent un accord, selon lequel la Russie obligera la Suède à adhérer au Blocus continental. Cette promesse aboutit à la guerre de Finlande, et à la division de la Suède en deux par le golfe de Botnie. La partie orientale est annexée par la Russie, et forme le Grand-duché de Finlande.

La guerre d'Espagne (1808 - 1814)

Depuis le traité de San Ildefonso de 1796, l'Espagne était une fidèle alliée de la France. La perte de ses colonies la fait lorgner sur le royaume voisin du Portugal. De son côté, Napoléon désirait envoyer ses troupes dans la péninsule, pour envahir le Portugal qui constituait une faille notable dans son dispositif de blocus continental.

Le roi d'Espagne Charles IV accepta que le général Junot traversât son royaume pour châtier les Portugais. Sous prétexte d'envoyer des renforts à Junot, Napoléon fit entrer en Espagne une armée commandée par Murat. Au même moment, un coup d'État dirigé en sous-main par l'infant Ferdinand, renversa le roi Charles IV. Le roi déchu en appela à l'arbitrage de Napoléon. Celui-ci convoqua le père et le fils à la conférence de Bayonne (avril-mai 1808). Voyant l'état de décrépitude de la monarchie espagnole, l'Empereur profita de la situation pour mettre la main sur l'Espagne. Il força les deux souverains à abdiquer puis offrit la couronne vacante à son frère Joseph.

Le guet-apens de Bayonne déclencha l'embrasement de l'Espagne. Malgré sa rapide répression, l'armée française était partout attaquée, les Espagnols pratiquant la guérilla. Si les Français remportaient régulièrement des victoires contre l'armée régulière espagnole et prenaient d'assaut les villes, ils peinaient contre les petits groupes de résistants embusqués qui les harcelaient.

Le général Junot dut évacuer le Portugal face à l'offensive des Britanniques du futur duc de Wellington. La dégradation de la situation inquiétait Napoléon. L'Empereur se rendit en personne en Espagne, à la tête de 80 000 soldats qu'il avait tirés d'Allemagne. Il ne resta que quelques mois (novembre 1808-janvier 1809) en Espagne mais son intervention assura la reprise en main des villes par les Français. Mais la guérilla et les troupes de Wellington, au Portugal, usaient les troupes françaises.

En 1812, la campagne de Russie obligea l'Empereur à ponctionner des troupes d'Espagne. Wellington en profita et pénétra à Madrid le 11 août 1812. Les troupes anglaises, espagnoles et portugaises battirent les troupes françaises lors de la bataille de Vitoria le 21 juin 1813. En quelques semaines, de mai à juillet 1813, Joseph et l'armée française reculèrent jusqu'aux Pyrénées. Napoléon comprit sa défaite et accepta, par le traité de Valençay, le retour de l'ancien roi d'Espagne, Ferdinand VII. Début 1814, la Catalogne était reconquise par les Espagnols. La guerre d'Espagne s'achevait. Napoléon l'avoua à Sainte-Hélène : « cette malheureuse guerre d'Espagne a été une véritable plaie, la cause première des malheurs de la France ».

La 5ème coalition (1809)

Début 1809, Napoléon est encore en Espagne, mais s'apprête à rentrer à Paris car l'Autriche, qui a créé une immense armée de 400 000 hommes, est à l'affût de la moindre de ses faiblesses ou défaillances pour lancer une attaque en Allemagne. La Prusse et la Russie pourraient aussi entrer en coalition contre lui s'il perd de la force en Espagne. Pour contrecarrer la menace, Napoléon rassemble une immense armée de 350 000 hommes qui est constituée de 250 000 français, dont 110 000 vétérans, et de 10 000 hommes venant des provinces alliées. Cette armée est divisée en trois secteurs d'opérations.

Les Autrichiens envahissent la Bavière le 9 avril 1809 et remportent quelques victoires face à Berthier, que Napoléon a nommé commandant en chef des forces françaises en Bavière le temps qu'il se rapproche. Napoléon arrive à rétablir la situation en remportant de brillantes victoires à Abensbourg-Eckmul le 22 avril et à Ratisbonne le 23 avril. L'archiduc Charles pense qu'il pourra battre Napoléon avec l'aide de son frère qui remonte des combats en Italie où il a subi une défaite. Mais Eugène est plus rapide et arrivera en Autriche avant l'archiduc Jean.

La situation est à l'avantage de Napoléon quand celui-ci entreprend le passage du Danube à partir du 21 mai 1809. Il pourrait ainsi vaincre l'archiduc Charles et établir une tête de pont sur l'autre rive pour le poursuivre. Le 21 mai 1809, alors que les troupes de Napoléon passe le Danube, une bataille s'engage dans le village d'Aspern, à l'ouest, et d'Essling, à l'est. Napoléon va devoir se battre pendant 3 jours et va voir ses forces séparées de nombreuses fois quand les ponts du Danube se rompent à cause du courant trop fort ou des Autrichiens qui essayent de les détruire.

Le 23 mai 1809, Napoléon ordonne la retraite. Il va attendre jusqu'au 5 juillet pour déclencher une nouvelle bataille à Wagram en passant à nouveau le Danube, mais, cette fois-ci avec des forces supérieurs en nombre grâce à l'arrivée d'Eugène. Il va remporter une grande victoire à Wagram qui lui permet de signer le traité de Vienne. Ce traité oblige l'Autriche à se défaire de Salzbourg, une partie de la Galicie et une grande partie de ses territoires d'Europe du Sud.

La 6ème coalition (1812 - 1814)

En 1812, Napoléon envahit la Russie pour obliger le tsar à maintenir le Blocus continental et éloigner la menace d'une invasion de la Pologne par la Russie. La Grande Armée (650 000 hommes dont 270 000 Français) franchit le Niémen le 24 juin 1812. La Russie proclame la Grande guerre patriotique.

Par crainte d'affronter Napoléon sur le champ de bataille, les Russes reculent et pratiquent la politique de la terre brûlée, jusqu'à la bataille de la Moskowa, le 7 septembre. Cette bataille sanglante force les Russes à se retirer, et Moscou est prise le 14 septembre. Mais Alexandre refuse de négocier la paix. Napoléon, sans espoir de victoire décisive, est forcé de faire retraite et d'abandonner Moscou, lorsque le gouverneur russe, le prince Rostopchine, l'incendie.

Avec la retraite de Russie, la Grande Armée perd 370 000 hommes et 200 000 prisonniers. En novembre 1812, seuls 90 000 hommes franchissent la Bérézina. Napoléon doit abandonner son armée pour retourner à Paris, où le général Malet a tenté un coup d'Etat. La situation de l'Empereur n'est alors pas si critique qu'il y paraît. Les Russes avaient perdu 400 000 hommes, et leur armée était aussi épuisée.

La Prusse voit une occasion dans la défaite de l'armée française, et rentre en guerre. Napoléon reconstitue une armée en renforçant ses troupes rescapées, qui passent de 30 000 à 130 000 hommes. Il cause des pertes élevées à ses adversaires à la bataille de Lützen et à celle de Bautzen, sans remporter de victoire décisive. Un armistice est signé le 4 juin 1813, et la trêve dure jusqu'au 13 août. Chaque camp cherche à se renforcer, et les coalisés parviennent à convaincre l'Autriche d'affronter à nouveau Napoléon. Elle forme deux armées d'environ 800 000 hommes tandis que Napoléon réunit environ 650 000 hommes en Allemagne, dont seulement 250 000 sous ses ordres directs. La Confédération du Rhin équipe le gros des forces restantes.

En Italie, le royaume de Naples de Murat et le Royaume d'Italie d'Eugène ont une armée combinée d'environ 100 000 hommes. Enfin, entre 150 000 et 200 000 soldats font retraite d'Espagne. Au total, 900 000 soldats français sont opposés sur tous les fronts à environ un million de soldats coalisés. De plus, les soldats allemands des forces françaises sont peu fiables, et ont tendance à déserter pour rejoindre les troupes alliées. Il est donc raisonnable d'estimer que Napoléon ne pouvait compter que sur 450 000 hommes en Allemagne, et qu'il était donc soumis à un rapport de forces défavorables de deux contre un.

A la fin de la trêve, Napoléon reprend l'initiative et remporte la victoire à Dresde face à des forces alliées numériquement supérieures. A la bataille de Leipzig (du 16 au 19 octobre 1813), 191 000 Français font face à 450 000 soldats alliés. Napoléon est battu et contraint à faire retraite sur le Rhin.

Dès janvier 1814, les Autrichiens, les Russes et les Prussiens envahirent la France par le nord, ouvrant ainsi la campagne de France. Avec 60 000 hommes seulement, Napoléon tint tête pendant 3 mois aux assauts des Russes, des Prussiens et des Autrichiens, remportant la victoire aux batailles de Saint-Dizier, Champaubert, Montmirail, Vauchamps et Montereau.

Mais il ne peut empêcher les Alliés de s'emparer de Paris le 31 mars 1814, livrée par la trahison de Marmont. Napoléon abdique à Fontainebleau le 6 avril 1814. Le 20 avril, il part en exil sur l'île d'Elbe, en Méditerranée. Par le traité de Paris (30 mai 1814), la France retrouva ses frontières de 1792. Les alliés de la 6ème coalition se réunirent au Congrès de Vienne pour restaurer les monarchies que Napoléon avait renversées.

La 7ème coalition (1815)

La 7ème coalition est formée en toute hâte en 1815 après le débarquement de Napoléon à Golfe Juan, le 1er mars 1815. Les Alliés le déclarent hors-la-loi, et rassemblent en hâte une armée. Napoléon dispose de 280 000 hommes divisés en plusieurs armées. Avant son retour, la France avait une armée de 90 000 hommes (une légion par département), auxquels il réunit 250 000 vétérans. Les alliés ont immédiatement 700 000 soldats disponibles, et prévoient de se renforcer à hauteur d'un million d'hommes. Napoléon sait que sa seule chance de réussite est d'attaquer avant que la coalition n'assemble une force écrasante.

Si Napoléon peut détruire les forces ennemis en Belgique avant qu'elles ne soient renforcées, il sera capable de repousser les Anglais à la mer et bouter les Prussiens hors de la guerre. Napoléon conduit donc une armée de 124 000 hommes en Belgique. Sa marche rapide lui donne l'effet de surprise voulu. Il force les Prussiens au combat à la bataille de Ligny (16 juin), où ils sont battus et se retirent en désordre. Le même jour, Ney arrête les troupes britanniques envoyées par Wellington pour soutenir Blücher, à la bataille de Quatre-Bras. Napoléon porte alors ses réserves vers le nord, et rejoint Ney pour poursuivre Wellington, tout en demandant à Grouchy de garder sa droite et d'empêcher les Prussiens de se réorganiser.

Le 18 juin 1815, à Waterloo, l'armée française n'a pas pu déloger les anglo-hollandais de leurs positions. Quand les Prussiens arrivent et attaquent l'aile droite française, la stratégie de l'Empereur de maintenir les coalisés divisés se trouve mise en échec, et son armée doit faire retraite dans la confusion la plus totale. Après sa victoire à Wavre, Grouchy revient en ordre vers Paris, où Davout tient prête une armée de 117 000 hommes, pour faire face aux 116 000 anglo-prussiens. Même si militairement Napoléon aurait pu continuer la lutte, sa chute est précipitée par une impossibilité politique de se maintenir au pouvoir. Arrivé à Paris trois jours après Waterloo, Napoléon abdique une seconde fois le 22 juin 1815.