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Les sacres de Napoléon

Napoléon, Empereur des Français

Le sacre de Napoléon

Le 2 décembre 1804, après avoir épousé religieusement Joséphine, celui qui s'appelle désormais Napoléon Ier est sacré Empereur par le Pape Pie VII à Notre-Dame.

50 000 hommes sont sous les armes. Tous les colonels de l'armée sont présents avec 25 soldats de leur régiment. L'armée est superbe, d'après tous les témoins.

Napoléon est le point de mire des 20 000 invités, au rang desquels se trouvent des ambassadeurs venus de tous horizons. L'Italie, la Turquie, l'Autriche, l'Espagne ont envoyé leurs représentants. Le général John Armstrong, ambassadeur des Etats-Unis est là contre le gré du président Jefferson.

Napoléon formule le serment : « Je jure d'employer mon pouvoir pour le bonheur du peuple et la gloire de la nation ». Pie VII achève la bénédiction par ses mots : « Vivat Imperator in aeternam ». À cet instant, le capitaine Duverdier, proclame d'une voix forte et élevée : « Le très glorieux et très auguste empereur Napoléon, empereur des Français est couronné et intronisé. Vive l'Empereur ! ». Les voûtes de la cathédrale retentissent aussitôt des cris de « Vive l'Empereur ! ».

Napoléon, Roi d'Italie

Napoléon, roi d'Italie

6 mois plus tard, la République italienne, dont Napoléon est le président, souhaite elle aussi donner un gage de son dévouement au nouvel Empereur. Le Sénat italien « invite » Napoléon à transformer la République en royaume et à en devenir le souverain.

Le 26 mai 1805, Napoléon se couronne Roi d'Italie en la cathédrale de Milan. Le cérémonial du couronnement italien est sensiblement le même que le français.

Lorsqu'il se scint de la Couronne de Fer des rois Lombards, Napoléon prononce ces mots : « Dio mi l'ha dato, guai à chi la tocca ! » (« Dieu me l'a donné, gare à qui la touche ! »).

Le 7 juin 1805, il nomme Eugène de Beauharnais, vice-roi d'Italie qui appliquera à la lettre les instructions de Napoléon dans le royaume. A la demande des Génois, il annexe la République ligurienne à la France.

Empereur et roi, il est aussi médiateur de la confédération helvétique. Cette mainmise commence à inquiéter l'Europe ...

Les guerres de l'Empire

La Campagne d'Autriche

En avril 1803, l'Angleterre rompt la paix d'Amiens. Napoléon arme alors une flotte à Boulogne, avec l'idée d'envahir l'Angleterre. Deux ans plus tard, l'Autriche, la Russie, la Suède et Naples la rejoignent dans la troisième coalition.

Le 27 août 1805, ayant appris que l'amiral Villeneuve s'était réfugié avec sa flotte à Cadix, l'Empereur juge incertaine une invasion de l'Angleterre. Le 21 octobre, la marine française est détruite devant Trafalgar par la flotte anglaise de l'amiral Nelson qui y laisse la vie. Devant cet échec et les menaces à l'Est, Napoléon ordonne à son armée de quitter Boulogne et de marcher vers l'Allemagne.

La capture du prince Repnine
commandant de la garde impériale russe

A la tête de la Grande Armée, après une campagne fulgurante, Napoléon remporte l'une de ses plus prestigieuses batailles à Austerlitz le 2 décembre 1805 contre les Autrichiens et les Russes.

Le traité de Presbourg enlève à l'Autriche la Vénétie, le Tyrol, le Trentin, l'Istrie et la Dalmatie. Le Saint Empire Romain Germanique dirigée par l'Autriche, est remplacé en juillet 1806 par la Confédération du Rhin, sous le contrôle de la France.

Dans le but de conforter sa politique dans les Etats conquis, Napoléon distribue des couronnes à ses frères : Joseph est proclamé roi de Naples le 15 février 1806 et Louis reçoit le royaume de Hollande le 5 juin. Lui-même devient protecteur de la Confédération du Rhin.

Fort d'avoir restauré l'église en France après les excès de la Révolution, il sollicite le soutien du Pape dans sa lutte menée contre l'Angleterre, en lui demandant de fermer ses ports aux navires anglais. Le Pape fait la sourde oreille. Cette attitude est ressentie comme une trahison par Napoléon.

La Campagne de Prusse et de Pologne

La Prusse n'accepte pas la suprématie française à ses portes. Poussée par l'Angleterre, elle décrète la mobilisation le 9 août 1806. Son armée, restée dans le mythe de Frédéric le Grand, est anéantie à Iéna et Auerstaëdt le 14 octobre.

Le 27, Napoléon fait son entrée à Berlin à la tête de la Grande Armée. La Prusse, dont l'armée n'existe plus, signe un armistice à Charlottenburg. Elle est privée d'un tiers de son territoire et toutes ses places fortes sont sous contrôle français.

Napoléon à la bataille de Friedland

Fort des nouveaux territoires pris à la Prusse, Napoléon fait renaître la Pologne en créant le Grand duché de Varsovie. Le 21 novembre, depuis Berlin, l'Empereur décrète le Blocus continental qui interdit aux pays sous influence française tout commerce avec l'Angleterre. Il y voit là, le meilleur moyen de porter un coup terrible à l'économie anglaise et espère que cette mesure incitera le peuple anglais à se révolter contre ses dirigeants.

Le 26 novembre, le roi Frédéric Guillaume de Prusse se refuse à ratifier l'armistice de Charlottenburg. Il compte sur le soutien des Russes pour se tirer d'affaires. En Pologne, Napoléon emporte une victoire peu convaincante à Eylau contre l'armée russe (8 février 1807) mais les écrase à Friedland (14 juin 1807). Le 7 juillet, il signe avec le tsar Alexandre le traité de Tilsit. Celui-ci ébauche une alliance salvatrice pour la Russie, émiette encore plus la Prusse, donne à Jérôme Bonaparte le royaume de Westphalie et crée définitivement le grand-duché.

La guerre d'Espagne

Napoléon, conscient que son Blocus contre les intérêts britanniques passe par l'occupation des cotes, annexe l'Étrurie en 1807, occupe les États du Pape et prend Rome en 1807. Il se rapproche de l'Espagne et obtient le droit de passage qui permet aux troupes françaises, commandées par Junot, de se rendre au Portugal où elles atteignent Lisbonne le 30 novembre 1807. En Espagne, le roi Charles IV se voit contester sa couronne par son propre fils Ferdinand. Devant la tournure que prend l'affaire, il sollicite l'arbitrage de Napoléon.

A l'issue d'une rencontre assez pitoyable à Bayonne, Napoléon met tout ce beau monde d'accord en plaçant le fils à Valençay, en résidence surveillée et en obtenant l'abdication du père. Un royaume ne saurait rester sans roi ! Qu'à cela ne tienne, l'Empereur rappelle donc son frère Joseph du royaume de Naples, lui reprend sa couronne (qu'il donne à Murat) et lui donne en échange celle d'Espagne. Madrid se soulève, et malgré quelques victoires, la guérilla espagnole se prolonge, entretenue par les Britanniques. Coûteuse en hommes et en mobilisations, la guerre d'Espagne est le premier revers de l'Empire napoléonien.

La seconde Campagne d'Autriche

Aussitôt les difficultés espagnoles connues, l'Autriche reprend les armes contre les troupes françaises stationnées en Allemagne en envahissant la Bavière le 8 avril 1809. La cinquième coalition voyait le jour. Napoléon quitte l'Espagne et part se placer une nouvelle fois à la tête de la Grande Armée.

L'Europe napoléonienne en 1810

Galvanisée par sa présence, l'armée française bat l'archiduc Charles à Abensberg le 20 avril 1809 et remporte la victoire le surlendemain à Eckmühl. Le 13 mai, l'Empereur obtient la capitulation de la ville de Vienne. Les 5 et 6 juillet, il remporte la bataille de Wagram. Le 12 juillet, l'Autriche signe l'armistice à Znaim et ratifie le traité de paix à Vienne le 14 octobre suivant.

Napoléon annexe l'Illyrie, les États pontificaux, Brême, Lübeck, plusieurs régions du nord de l'Allemagne ainsi que la totalité du royaume de Hollande, suite à l'abdication qu'il impose à son frère.

Nouvelle alliée de la France, c'est en Autriche que l'Empereur choisit sa seconde épouse dont il espère avoir un héritier, ce que n'a pu lui donner Joséphine dont il divorce à regret le 16 décembre 1809.

L'Empereur d'Autriche lui donne sa fille, l'archiduchesse Marie-Louise, qu'il épouse en avril 1810. De cette union naît le 20 mars 1811 un garçon prénommé François-Napoléon, qui reçoit immédiatement le titre de roi de Rome. L'Empereur possède désormais un héritier.

Napoléon est alors maître de l'Europe. Cette époque marque l'apogée de l'Empire qui s'étend sur 130 départements et 750 000 km2, gouvernant 70 millions d'habitants.

Le souverain de l'Europe

Le Blocus continental

Instrument principal de la lutte conduite par Napoléon contre l'Angleterre, le Blocus continental amena dans toute l'Europe des perturbations profondes. Bien que son étanchéité n'ait jamais été absolue, il faillit ruiner l'économie britannique et provoqua en Angleterre de très graves désordres sociaux. Mais son extension à l'ensemble des pays d'Europe continentale étant la condition de son efficacité, il fut aussi une des raisons qui entraînèrent l'Empereur à poursuivre sans fin sa politique d'intervention, et contribua ainsi à l'effondrement militaire de la France.

Initialement il ne s'agissait aucunement de bloquer le continent. « Je veux, dit Napoléon, conquérir la mer par la puissance de la terre. Tout commerce et toute correspondance avec les Iles Britanniques sont interdits ».

Londres riposte en déclarant n'accorder la libre circulation sur mer qu'aux navires qui seraient venus dans un port britannique payer des droits de douane (11 novembre 1807). Rendant coup pour coup, Napoléon ordonne, par le premier décret de Milan du 23 novembre 1807, la saisie des navires ayant touché un port d'Angleterre, par le second la saisie de tout bâtiment qui se serait conformé aux ordres anglais du 11 novembre. Le continent se ferma donc à l'Angleterre, dont les exportations tombèrent à 21% du niveau de 1805. La tension amenée avec les États-Unis par les prétentions britanniques vint encore aggraver la crise manufacturière et alimentaire de l'année 1808.

L'Angleterre a été fortement ébranlée par le Blocus. En 1811, l'inflation fit baisser la livre et monter les prix de 76% par rapport à 1796. L'effondrement du cours des denrées coloniales, la disette et les émeutes ouvrières montrent que le Blocus n'était pas une chimère. Mais pour être efficace, il eût fallu que le Blocus fût strictement appliqué dans toute l'Europe. Il entraîna une politique d'interventions militaires et d'annexions, d'où devaient sortir les deux conflits fatals à l'Empire, la guerre d'Espagne et la Campagne de Russie.

Le chef d'une dynastie

Afin d'asseoir sa mainmise sur l'Europe, Napoléon fonde des royaumes en Europe, États satellites adossés à l'Empire, à la tête desquels il place les membres de sa famille : Eugène de Beauharnais est nommé vice-roi d'Italie, Joseph devient roi d'Espagne, Louis était roi de Hollande, Lucien prince de Canino, Jérôme a la Westphalie et Murat est roi de Naples.

Napoléon organise une cour impériale digne des fastes de l'Ancien Régime. Il crée une noblesse d'Empire pour récompenser ses plus grands généraux et hommes politiques, maillons essentiels et fidèles de ses victoires. Malgré les dérives de grandeurs imitées de l'Empire romain, Napoléon réussit, par cette habile politique, à faire disparaître toute opposition intérieure.

Le bâtisseur d'une nouvelle nation

Tout en menant la guerre en Europe, Napoléon s'occupe de la France. Il exige une gestion sévère et habile des deniers publics et cherche à équilibrer les recettes et les dépenses sans faire appel à l'emprunt. Les contributions étrangères enrichissent son budget et lui permettent d'entreprendre d'immenses travaux sur tous les points de l'Empire.

Il prolonge ainsi l'oeuvre réformatrice commencée sous le Consulat et contribue, par sa diffusion dans toute l'Europe, à abolir la féodalité de l'Ancien Régime et à dessiner les prémices d'une unité européenne. Chaque État dépendant de l'Empire reçoit une constitution établissant le suffrage universel, créant un Parlement et intégrant une déclaration des droits sur le modèle révolutionnaire. Le Code Napoléon est introduit partout et la justice est réformée sur le modèle français.

Napoléon dote la France d'institutions solides en créant entre autres l'Université, le conseil de prud'hommes et la cour des comptes. Sa politique de grand travaux l'amène a créé ou agrandir de nouveaux ports. De nouvelles routes apparaissent, des montagnes sont franchies (route du Mont-Cenis). Mais surtout, il veut faire de Paris la plus belle des villes : unification du palais du Louvre et des Tuileries, Arcs de triomphe aux Tuileries et sur les Champs-Elysées et la colonne Vendôme. La Bourse est également commencée, le Panthéon achevé, ...

Le Blocus renforce l'industrie française. Les entreprises chimiques et textiles connaissent une prospérité nouvelle. Néanmoins, les entreprises liées à l'exportation sont contraintes à faire faillite. Ce Blocus l'entraîne aux quatre coins de l'Europe, notamment à Rome, qu'il fait occuper Rome le 2 février 1808. S'attirant les foudres de Pie VII, il le fait enlever et l'assigne à résidence à Savone en 1809. En 1812, il sera transféré à Fontainebleau. Le 17 février 1810, les Etats pontificaux sont rattachés à l'Empire par décret.

L'Aigle baisse la tête

La Campagne de Russie

Le 15 août 1811, le tsar Alexandre, au mépris du traité de Tilsit, rouvre ses ports aux anglais. Napoléon fait connaître à Kourakine, ambassadeur de Russie en France, qu'il ne restera pas les bras croisés face à l'attitude d'Alexandre.

Le tsar campant sur ses positions, Napoléon ordonne le départ de la Grande Armée vers la frontière russe le 8 février 1812. Le 18 février, le maréchal Bernadotte, appelé à monter sur le trône de Suède, propose une alliance suédo-russe et n'hésitera pas à ordonner le coup de feu sur ses anciens compatriotes le moment venu. La France s'entend avec la Prusse (24 février) et avec l'Autriche (14 mars). Napoléon et la Grande Armée franchissent le fleuve Niémen le 24 juin 1812 et entre en Russie.

Le 14 septembre, il pénètre à Moscou, mais l'incendie qui ravage la ville détruit le ravitaillement de ses troupes. Les Russes appliquent la politique de la terre brûlée. Moscou flambe ainsi durant quatre jours. Napoléon envoie des émissaires auprès du tsar Alexandre, mais ce dernier refuse tout compromis. C'est alors l'attente.

Le 13 octobre, la neige fait son apparition, bientôt suivi d'un froid glacial auquel nos soldats ne sont pas habitués. Le 19 octobre, l'Empereur, lassé d'attendre inutilement dans une ville fantôme, ordonne le retour. Les conditions climatiques vont devenir telles, que cette retraite va tourner au cauchemar. En l'espace de quelques semaines, la Grande Armée aura cessé d'exister.

Le 5 décembre, Napoléon donne le commandement à Murat et part pour Paris. Dans le bulletin qu'il envoie et qui le précède dans la capitale française, il annonce toute l'étendue du désastre. La nouvelle se répand à travers l'Europe comme une traînée de poudre. L'Aigle est blessé ! C'est l'occasion tant attendue par certains pour reformer une sixième coalition contre la France.

La Campagne d'Allemagne

Dès le 31 janvier 1812, la Prusse abandonne Napoléon et s'allie avec la Russie. Le 11 janvier, afin de reconstituer sa Grande Armée, Napoléon décrète la mobilisation de 350 000 hommes. Le 13 janvier, Murat abandonne son commandement pendant la retraite de Russie. Le 26 février, il propose ses services à l'Autriche dans le but de préserver son royaume. Refus autrichien.

Le 11 mars les troupes russes sont à Berlin. Le 17, la Prusse déclare la guerre à la France. Le 28 mars, l'Empereur nomme un Conseil de régence et place à sa tête l'Impératrice Marie-Louise qui prête serment. L'Empire vacille, mais Napoléon espère encore. Le 13 mars, l'Autriche lui fait savoir qu'elle est prête à un nouvel affrontement.

Malgré la montée du mécontentement intérieur, Napoléon réunit une armée de jeunes conscrits, les "Marie-Louise". Le 2 mai 1813, il remporte la bataille de Lützen contre les forces russo-prussiennes qui battent en retraite. Il poursuit sa route à l'est et obtient la victoire à Bautzen puis à Würchen. Le 4 juin, Napoléon demande la cessation des hostilités jusqu'au 20 juillet, délai qui sera reconduit jusqu'au 10 août. Ce temps sera mis à profit par toutes les parties pour se renforcer.

Dès le 12 août, l'Autriche fait officiellement sa déclaration de guerre à la France. Le 23 août, à Gross-Beeren, Bernadotte à la tête de 23 000 Suédois donne l'ordre d'ouvrir le feu sur les soldats français. Napoléon, après avoir battu Blücher à Düben le 10 octobre, concentre ses forces à Leipzig le 14. Du 16 au 19 octobre 1813, se déroule la bataille de Leipzig appelée plus tard "la bataille des nations" où les 160 000 hommes dont dispose l'Empereur, ne peuvent faire face aux 320 000 hommes des coalisés. Commence alors une nouvelle retraite en direction d'Erfurt. L'Allemagne est abandonnée.

La Campagne de France

La France est envahie. Malgré les désertions, Napoléon parvient à lever encore 60 000 hommes. Le 29 décembre, le Corps législatif dénonce l'activité ambitieuse de Napoléon. L'impression du texte est votée par 223 voix contre 51. Napoléon s'oppose à cette impression.

Les Adieux à la Garde dans la cour du château de Fontainebleau

Dans le même temps, le futur Louis XVIII appelle les Français " à accueillir à bras ouverts les envahisseurs alliés". Le 24 janvier, Napoléon part se replacer à la tête de l'armée. Malgré tout son talent et de nombreux succès (Champaubert, Montmirail, Vauchamps, ...) l'Empereur ne peut empêcher les forces coalisées de progresser vers la capitale. La Campagne de France est peut-être l'apogée du génie militaire de l'Empereur qui tient tête avec 60 000 hommes aux 250 000 coalisés. Mais les maréchaux ne voulant plus combattre livrent Paris le 31 mars 1814.

Cette fois, l'Aigle est à terre. Le 2 avril 1814, le Sénat vote la déchéance de l'Empereur. Le traité de Fontainebleau, signé le 11, confirme son abdication sans conditions, présénté par ses propres maréchaux.

Les Alliés lui concèdent alors, comme seul royaume, l'île d'Elbe en Méditerranée, où il s'exile avec quelques fidèles après un dernier adieu à son armée. Marie-Louise et son fils, l'Aiglon, sont confiés à la garde de l'Empereur d'Autriche.

Le 3 mai, Louis XVIII rentre à Paris dans les fourgons de l'étranger et s'asseoit sur le trône de France. Le 30 mai, le traité de Paris ramène la France à ses frontières de 1792.