Redémarrage du LHC

Le LHC fonctionnera initialement à une énergie de 3,5 TeV par faisceau après son démarrage en Novembre. Cette nouvelle vient après l'achèvement la semaine dernière de tous les essais sur les connexions électriques haute intensité de la machine, qui ont montré qu'aucune autre réparation n'était nécessaire pour une exploitation en toute sécurité.

À la suite de l'incident du 19 Septembre 2008, qui a entraîné l'interruption de l'exploitation du LHC, une campagne d'essais a été lancée concernant les 10 000 connexions électriques supraconductrices semblables à celle qui a été à l'origine de l'incident. Ces connexions sont composées de deux éléments : le supraconducteur en lui-même, et un stabilisateur en cuivre qui transporte le courant dans le cas où le supraconducteur s'échauffe et devient résistif. Dans leur état supraconducteur normal, les connexions présentent une résistance électrique négligeable. Toutefois, dans un petit nombre de cas, des ... Lire la suite

L'accélération au LHC

En attendant le redémarrage du LHC, découvrez Bottle to Bang, une animation sous-titrée en français qui explique comment, depuis une simple bouteille d'hydrogène on arrive à produire les faisceaux de protons du LHC.

Le LHC est alimenté par une succession d'accélérateurs interconnectés. Les protons sont ainsi accélérés et formés en faisceaux dans quatre machines de plus en plus grandes, avant d'être injectés à une énergie de 450 GeV dans l'anneau de 27 kilomètres de circonférence du LHC. Les faisceaux y sont ensuite accélérés jusqu'à une énergie 15 fois plus élevée, 7 TeV, avant d'entrer en collision au centre des détecteurs.

Herschel et Planck sur orbite !

Ariane 5 a été lancée aujourd'hui à 15h12, depuis Kourou et a emporté avec elle 2 satellites de l'ESA. Ils iront observer l'Univers à 1,5 millions de km de la Terre, en orbite autour du point de Lagrange L2. Cette position permettra à ces instruments ultra-sensibles et refroidis à des températures proches du zéro absolu (- 273°C) de ne pas être gênés par la chaleur ou l'ombre de la Terre, comme le télescope spatial Hubble.

Planck est consacré à l'étude de l'origine de l'Univers, il y a plus de 13 milliards d'années. Il étudiera des variations de l'ordre du millionième de degré du rayonnement fossile de l'Univers, appelé aussi fond diffus cosmologique. Il peut couvrir l'intégralité de la voûte céleste avec une résolution angulaire de l'ordre de 5' d'arc (par rapport au 7° de son prédécesseur Cobe). Pour enregistrer ces données qui proviennent de très loin, Planck embarque un télescope et deux instruments scientifiques : LFI développé par l'Italie ... Lire la suite

Lettre de l'IN2P3

Pour ceux que ça intéresse, je mets à votre disposition la lettre des directeurs de l'IN2P3 adressée au Président de la République. Cette lettre fait le point sur la crise que traverse actuellement la recherche française, à la fois sur la menace du statut des chercheurs (loi sur l'Université), et à la fois sur le démantelement du CNRS. Bonne lecture !

Les 20 ans du Web au CERN

Il y a 20 ans, naissait un projet qui allait transformer le monde à jamais : le Word Wide Web. Le Web a été inventé au coeur du laboratoire du CERN en 1990. En 1989, Tim Berners-Lee remettait à son chef Mike Sendall un document intitulé « Gestion de l'information : une proposition » . « Un peu vague, mais prometteur » commenta Mike Sendall, qui donna à Tim Berners-Lee le feu vert pour développer son projet. L'année suivante, le World Wide Web était né.

Le premier site web français est celui de l'IN2P3, Institut national de physique nucléaire et de physique des particules du CNRS, c'est également un des dix premiers serveurs Web de la planète.

C'est donc au sein de la communauté des physiciens des particules que le World Wide Web a été inventé et développé, à l'origine pour répondre au besoin de partage d'informations entre scientifiques travaillant dans différentes universités et instituts aux quatre coins du monde.

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